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mercredi 27 juillet 2011

La forêt des 29

Auteur : Irène Frain
Éditions : Michel Lafon (2011)
Nombre de pages : 455

Résumé : Cela se passait en Inde, il y a plus de cinq siècles. Dans ce pays aimé des poètes, les puissants ont tout saccagé. Pour leurs constructions mirifiques, ils ont déboisé les forêts, méprisé les forces de la terre et du ciel. Le vent s'engouffre dans les villages, la sécheresse s'installe, le fossé entre les riches et les pauvres devient intolérable, la misère rôde, la vie est en danger. Pourtant chacun courbe l'échine...

Un jeune paysan va refuser la fatalité. Rejeté par les siens, Djambo a rejoint le peuple des Errants, connu la faim, la soif, la passion et l'inanité des rêves d'abondance. Avec quelques vagabonds, il fonde une communauté dont la survie tient à 29 principes simples. Leur ligne directrice : le respect de la Nature et de tous les êtres humains. Ces principes vont permettre au Pays de la Mort de ressusciter.

Mon avis : 

Quand on lit, parfois une étincelle se produit et un lien presque magique se crée entre le livre et son lecteur.  Mais parfois aussi, la magie n'est pas au rendez-vous et la relation avorte avant même d'être née.  Malheureusement, c'est ce qui s'est produit pour moi avec La forêt des 29.

L'auteur, Irène Frain, écrit de belle façon, on pourrait presque dire ciselée, mais je n'ai pas été touchée par le style du roman, qui m'a même paru ampoulé à certains moments.  Et je me rappelle que j'ai éprouvé le même sentiment lorsque j'ai tenté de lire son précédent roman, Les naufragés de l'île Tromelin.  Je trouve que la manière d'écrire de madame Frain s'adresse d'abord au cérébral plutôt qu'à l'affectif.  Les sujets historiques qu'elle choisit sont passionnants, mais l'intérêt s'épuise face à ce qui ressemble beaucoup à du documentaire.

Les années passant - et le nombre de romans que je lis augmentant -, je m'aperçois que le sentiment de réciprocité qui peut se développer entre un personnage et moi est primordial.  À tout le moins, il faut que le personnage fasse naître une émotion chez moi pour que je puisse l'apprécier assez pour m'attacher à ses pas le temps du roman.  Et c'est là que le bât blesse, pour moi, dans La forêt des 29.  Je n'ai rien ressenti face à Django, son enfance de paria ou son odyssée personnelle.  J'ai eu l'impression de lire le récit de la vie d'un grand homme, où ses faits et gestes les plus importants étaient rapportés et où la philosophie du personnage primait sur l'être humain.

L'auteur veut faire passer un message important, partager avec nous une leçon essentielle sur ce que nous les humains pouvont faire subir à la Terre.  Bien qu'étant sensible en général au discours écologiste, je ne me suis pas sentie interpellée par la démonstration qui en est faite dans La forêt des 29.  Ce roman avait donc un lourd passif pour moi et pourtant, j'ai persisté dans ma lecture, me disant que les choses pouvaient s'améliorer.  Mais non.  Je me suis tellement obstinée que je suis tombée en panne de lecture et j'ai abandonné avant la fin.  C'est bien dommage, c'était sûrement un bon roman, mais j'ai été sourde à sa voix intime.  

Je voudrais remercier les éditions Michel Laffon et le site Bibliofolie pour ce partenariat!

Couverture et résumé : Michel Lafon

4 commentaires:

belledenuit a dit…

J'avais adoré "les naufragés de l'île tromelin". J'espère trouver celui là et le découvrir rapidement. Dommage que tu n'aies pas accroché.

Opaline a dit…

Malheureusement, ce sont des choses qui arrivent!

Astazie a dit…

Ton avis ne me surprend pas, j'ai rencontré Irène Frain, lors d'un salon du livre, elle a évoqué son livre. Je n'ai pas senti cette petite étincelle en moi qui s'anime quand je suis happée par l'histoire. J'ai vu cela comme un documentaire. J'ai lu plusieurs de ses romans.

edencoon a dit…

J'avais repéré la sortie de ce nouveau roman d'Irène Frain car il y a très longtemps j'avais lu un de ses romans qui m'avait bien plu, "Le secret de famille", il me semble.Mais j'ai déjà "Les naufragés de l'île Tromelin" à lire ; il attend sagement dans ma PAL.
Anne (De poche en poche)