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jeudi 1 janvier 2015

Journal d'un chat assassin


Auteure : Anne Fine
Éditions : L'École des loisirs (2006)
Nombre de pages : 78 pages

Résumé : Lundi, j'ai tué un oiseau. C'est vrai. Ellie, ma maîtresse, a sangloté si fort en me serrant contre elle que j'ai cru me noyer. Mais dites-moi, qu'est-ce que je suis censé faire quand une petite boule de plumes m'arrive entre les pattes ? Je suis un chat, tout de même. Mercredi, j'ai rapporté une souris morte à la maison. Je ne l'avais même pas tuée. Ellie a encore beaucoup pleuré. Et jeudi, il y a eu cette regrettable histoire de lapin...

Mon avis :

Une histoire à laquelle j'ai complètement adhéré, malgré son petit nombre de pages.  Un «chat assassin», qui écrit son journal.  J'ai trouvé le félin plus bluffeur que meurtrier, un brin vantard, mais toujours drôle et sympathique.  On dit que c'est un livre pour les enfants qui aiment déjà lire tout seuls, mais les adultes s'y divertiront aussi!

http://ennalit.canalblog.com/archives/2013/12/01/28338705.html
Couverture et résumé : Decitre

L'île aux papillons


Auteur : Corina Bomann
Éditions : Guy St-Jean (2014)
Nombre de pages : 500

Résumé : Suspense, secrets enfouis, exotisme. une inoubliable histoire d'amour et de mystère!

Alors que son couple éclate, Diana Wagenbach part en Angleterre pour régler la succession de sa tante bien-aimée. Avant de mourir, celle-ci l'a priée de dévoiler au grand jour un secret de famille trop longtemps gardé. Les traces du passé enfouies dans la demeure familiale conduisent Diana au Sri Lanka, la terre de ses ancêtres. Elle y découvre une prophétie semblant avoir changé le destin de sa famille, et elle lève le voile sur l'histoire d'un amour interdit, plus fort que la mort. Diana se retrouve face à sa propre destinée.

Découvrez L'île aux papillons dans ce magnifique roman dont l'intrigue se déroule sur trois époques et sur deux continents.

Mon avis :

Je ne sais pas pourquoi, mais cette année, je suis très friande de ces romans où des secrets de famille sont enfouis depuis des générations et finalement mis à jour par les héros contemporains de ces familles.

L'Île aux papillons est un parfait exemple de ce type de romans.  Diana, jeune trentenaire anglo-allemande, se rend au chevet de sa grande-tante mourante.  Celle-ci lui demande, comme volonté ultime, de découvrir quel est ce secret qui hante leur famille depuis la génération de sa grand-mère (ou l'arrière-arrière-grand-mère de Diana).  Aidée par le maître d'hôtel de sa tante qui lui distille des indices un à un, Diana découvre lentement ce secret qui l'emmène jusqu'au Sri Lanka.

Alors qu'elle exhume des archives sri lankaises un carnet écrit par Grace, son aïeule, le récit alterne entre aujourd'hui et le XIXe siècle où nous voyons vivre Grace et sa jeune sœur Victoria, alors que son père se rend à Ceylan pour reprendre la plantation de café laissé par son jeune frère décédé accidentellement.

Cette partie est ma préférée, car nous apprenons à connaître Grace, qui de jeune fille obéissante, aspirant au mariage, évoluera en une jeune femme avide de liberté, qui désire voir le monde qui l'entoure et passionnément amoureuse d'un jeune homme qui ne lui convient pas.  L'auteure nous décrit aussi un Sri Lanka exotique et luxuriant que je ne connaissais pas.

Même si le récit d'autrefois se termine tragiquement et que j'ai trouvé l'histoire de Diana moins intéressante que celle de Grace, j'ai malgré tout aimé ma lecture de L'île des papillons.  Je vais continuer mon exploration des histoires de secrets de famille!
http://ennalit.canalblog.com/archives/2013/12/01/28338705.html

Image et résumé : Renaud-Bray

mercredi 31 décembre 2014

Mes défis littéraires pour l'année 2015



Karine et Grominou nous ont concocté une méga-liste de trésors littéraires québécois parmi lesquels nous devons choisir et lire d'un à cinq livres à lire d'ici le 30 septembre 2015.  Je me suis inscrite pour au moins un ouvrage.  Je verrai au fur et à mesure!




Encore une fois, je me suis inscrite au challenge annuel d'Enna parce qu'il est si divertissant et que je ne peux plus m'en passer!

 Voilà!

dimanche 10 août 2014

Le dieu de New York

Auteur : Lyndsay Faye
Éditions : Fleuve (2012)
Nombre de pages : 528

Résumé : Été 1845. Après des années de débats politiques, New York crée son département de police. Timothy Wilde intègre malgré lui ce fameux NYPD. Ancien barman, il a tout perdu dans un récent incendie : son bar, ses économies et une partie de son visage.
 
La nuit du 21 août, pendant une ronde, Timothy est bousculé par une petite fille terrifiée. Elle porte une chemise de nuit couverte de sang. Au milieu d'un tissu de mensonges, elle finit par lui révéler qu'elle fuit un homme au capuchon noir qui découpe les enfants en morceaux. Le lendemain matin, le corps d'un petit Irlandais est retrouvé dans une poubelle, une large incision sur le thorax, les organes à nu. La fillette disait vrai, un fou s'en prend aux enfants, mais pas n'importe lesquels, les plus démunis, les immigrés. Timothy se lance dans une traque effrénée pour démasquer cet assassin et éviter que ses sinistres desseins ne mettent la ville de New York à feu et à sang...

Mon avis :

Je n'ai pas souvenir avoir jamais visité New York, mais c'est une ville qui me fascine, par son dynamisme trépidant et ses milles et une facettes.  Son histoire n'en est que plus attirante pour moi qui suis une passionnée d'Histoire, surtout celle du XIXe siècle et du début du XXe siècle, où New York est devenue la mégalopole que l'on connaît aujourd'hui.  

Le roman Le dieu de New York se situe au tournant de l'Histoire où la Grosse Pomme est sortie de la ruralité pour devenir une ville industrielle et populeuse.  En 1845, New York se dote d'une force de police où ses membres doivent arpenter ses rues et arrêter le crime où moment même où il se produit.  C'est une ville où l'extrême richesse et l'indigence la plus choquante se côtoient.  Elle déborde déjà d'innombrables immigrants, qu'elle peine à nourrir et s'apprête à vivre une autre vague d'immigration sans précédent avec tous ces Irlandais qui meurent de faim dans la verte Erin à cause d'un parasite qui s'attaque aux pommes de terre et en anéantit presque totalement les récoltes.  Ils voient l'Amérique comme une terre promise.

Les Américains de souche et protestants vivant à New York ne veulent pas de ces catholiques, qu'ils jugent superstitieux et arriérés.  Le crime et la corruption y règnent.  C'est dans ce contexte que Timothy Wilde, un ancien barman qui a tout perdu dans un gigantesque incendie et qui en est sorti en partie défiguré, devient un "flic à l'étoile".  Il travaille seize heures par jour, doit comprendre l'argot particulier qu'utilisent les malfrats, tout ça au milieu de l'hostilité de la majorité des habitants qui ne veulent pas de cette nouvelle police.

Un soir, une petite fille habillée d'une robe de nuit tâchée de sang lui rentre dedans en lui disant : "Ils vont le couper en morceaux".  Le lendemain matin, le corps sans vie et mutilé d'un petit garçon est trouvé dans les poubelles.  Plusieurs autres corps d'enfants sont déterrés dans un terrain vague.  Ce sont tous de petits Irlandais catholiques et prostitués.  Même si personne ne s'en était soucié jusqu'à maintenant, le fait qu'un tueur, que la rumeur dit Irlandais, s'en prenne à des enfants en y mêlant religion et politique met le feu aux poudres à une grande échelle et une émeute éclate...

Timothy est un personnage intéressant qui s'interroge beaucoup sur ce qu'il désire dans la vie, suite à la perte de son logement, de son emploi et de toutes ses économies dans cet incendie.  Toutes ces choses étaient son passe-port vers une meilleure vie, alors qu'il espérait épouser son amie d'enfance, Mercy Underhill.  Il est confronté à la fois à l'héroïsme le plus fort et à la violence la plus crue en la personne de son grand frère Valentin, une espèce de bandit généreux, drogué, pompier trompe-la-mort irréfléchi et membre du parti démocrate, qu'il aime et déteste tout à la fois.  

Tim est extrêment humain, capable du meilleur comme du pire, il verra toutes ses illusions tomber et en sortira plus fort quand même.  Tous les personnages de ce roman sont fascinants, ils ont tous une part d'ombre et de lumière, comme la ville elle-même.  Mon personnage préféré, en plus de Timothy, est celui de Mercy Underhill, fille de pasteur protestant, qui ne peut s'empêcher de mettre sa vie et sa santé en danger en allant soigner les Irlandais malades dans le cloaque où ils vivotent, malgré l'interdiction de son père.   Et qui ,en même temps, écrit dans les journaux des feuilletons sur les grandeurs et les misères de New York que les dames de la bonne société ne peuvent que lire en secret et en rougissant...

L'aspect historique est particulièrement bien rendu, on voit et on sent tout de la ville qui ne dort jamais, grâce à de nombreuses descriptions.  L'auteure raconte les différentes particularités et oppositions de la cité à cette époque : les gangs de rue, les petits crieurs de journaux, les mille métiers et petites débrouilles que développent la population pour survivre, les riches marchands, les madames qui tiennent des maisons closes, etc.  

En ce sens, Lyndsay Faye parsème toutes les pages de son roman d'expressions argotiques de l'époque. Ce langage a été traduit en argot français et que l'on doive se référer constamment au lexique proposé en fin de volume et que l'on n'y trouve pas une grande partie des tournures de phrases employées a été la seule chose qui m'ait vraiment agacé.  Sinon, ce roman est un coup de coeur, de par ses personnages si humains, son histoire riche et complexe et sa reconstitution de New York si vivante et si complète.  Il plaira autant aux amateurs de polars qu'à ceux de romans historiques.  Je lirai très bientôt le deuxième tome des enquêtes de Timothy Wilde intitulé Le sang noir du secret.
http://ennalit.canalblog.com/archives/2013/12/01/28338705.html
Image et résumé : Les éditions Fleuve

mardi 24 juin 2014

Les couleurs de l'espoir

Auteure : Julie Kibler
Éditons : Belfond (2014)
Nombre de pages : 348

Résumé : Portée par un souffle romanesque exceptionnel, une magnifique histoire d'amitié, d'amour et de sacrifices; des années 1930 à nos jours, le portrait en creux d'une Amérique forgée dans les larmes, la violence et la ségrégation. 

Dorrie Curtis, jeune coiffeuse de Dallas, se demande encore ce qui l'a poussée à accepter la requête d'Isabelle McAllistair. Certes, Mlle McAllistair est une excellente cliente, mais de là à entreprendre un si long périple, du Texas à l'Ohio, pour la conduire à de mystérieuses funérailles... Et pourtant, sur la route, va se lier entre l'énergique mère célibataire afro-américaine et la digne vieille dame de quatre-vingt-neuf ans une amitié d'autant plus belle qu'elle était encore improbable il y a peu.  

À mesure que défilent les États du Vieux Sud, Isabelle se confie : l'histoire d'une jeune fille éprise de liberté; d'une famille bourgeoise engoncée dans ses certitudes; d'une passion aussi forte qu'interdite sur ces terres rongées par le racisme, et dont l'écho résonne encore douloureusement...  Quelle est la véritable raison de ce voyage? Que cachent les silences d'Isabelle? Et si, malgré leurs différences, les deux femmes avaient plus en commun qu'elles ne le croyaient?

Mon avis :

Autant vous en aviser dès maintenant, ce roman est dans la même veine que La couleur des sentiments de Kathryn Stockett et Les larmes noires de Mary Luther d'Anna Jean Mayhew, que j'ai déjà lus.  Il traite donc des difficiles relations entre les Noirs et les Blancs dans le sud des États-Unis, de racisme, de violence, mais aussi d'amour et d'amitié .

J'ai adoré ma lecture, car il s'agit non seulement d'une belle, grande et déchirante histoire d'amour impossible entre la jeune Blanche, Isabelle et le jeune Noir, Robert, mais aussi de l'histoire d'une belle amitié entre cette Isabelle devenue vieille dame et sa coiffeuse afro-américaine, Dorrie.

Pendant un voyage en voiture qui doit mener les deux femmes de Dallas au Texas à Cincinnati, en Ohio, on découvre en même temps que Dorrie quel est le secret de mademoiselle Isabelle.  On assiste à la révolte de celle-ci contre sa mère autoritaire qui aimerait lui voir emprunter une route déjà toute tracée pour son avenir, son père si bon, mais si mou face à son épouse, ses deux frères aînés qui sont de vraies brutes.  Ainsi que son affection pour Cora, la bonne noire et sa fille Nell.  On assiste à l'éclosion de la passion entre la jeune fille et Robert, le fils de Cora et ce malgré qu'ils doivent se cacher, car les Noirs sont vus comme des moins que rien, des animaux.  Robert pourrait être battu et même tué pour avoir osé regarder une jeune fille blanche... On se révolte aussi contre ce racisme et cette ségrégation institutionnalisés.

L'auteure sait installer un bon suspense dans son histoire en alternant les points de vue de Dorrie aujourd'hui et celui d'Isabelle autrefois.  On reste captivé, accroché à l'histoire, car on veut en savoir davantage sur l'histoire d'amour entre les deux jeunes gens, sur ses conséquences et son dénouement qui hélas, dans cette Amérique ségrégationniste, ne peut être idyllique...

On apprend aussi à découvrir le personnage de Dorrie, qui élève seule ses deux adolescents et qui a peur d'aimer à nouveau.  C'est une femme courageuse, indépendante et dynamique à laquelle on s'attache, de même qu'à Isabelle qui est une vieille dame un peu grincheuse, mais adorable et aussi courageuse.

C'est un roman touchant et poignant, qui pourrait peut-être vous tirer quelques larmes.  Une belle leçon sur la tolérance et sur les différences que nous laissons peut-être souvent nous séparer des autres, alors que nous sommes tous des êtres humains, mais aussi sur le racisme qui est toujours latent et qui s'applique autant dans un sens que dans l'autre, mais aussi sur la difficulté de faire à nouveau confiance quand on a souvent été blessé par le passé.  La fin n'est pas exactement celle à laquelle je pensais, mais j'en ai quand même été satisfaite.

http://ennalit.canalblog.com/archives/2013/12/01/28338705.html

dimanche 1 juin 2014

Le petit tabarnak


Auteur : Jacques Goldstyn
Éditions : de la Pastèque (2014)
Nombre de pages : 80

Mon avis : Parce que son père s’est tapé sur le pouce avec un marteau en jurant, un petit garçon se lance à la recherche du «tabarnak».  Tout ce qu’il sait, c’est que c’est un gros mot qu’il n’a pas le droit de prononcer.  Alors, ils interrogent ses copains qui lui disent d'abord que c’est un gros monstre préhistorique, ensuite une maladie mortelle ou le nom d’un village où s’est produit un horrible massacre et finalement, le nom d’un terrible dictateur.  Mais non.  La réponse va venir de Monsieur le curé, qui va leur dire que le tabernacle est tout simplement l’armoire où on range le calice et le ciboire…

Je ne suis pas sûre que j’aurais lu cet album sans le défi Petit bac 2014.  J’étais à la recherche d’un livre avec un gros mot dans le titre, quand je suis tombée sur ce livre dans mes recherches.  Je crois qu'il est avant tout destiné aux enfants, mais je l’ai trouvé amusant, surtout avec l’imagination et la réaction des enfants face à ce que c’est que ce fameux et mystérieux «tabarnak».  Il m’a aussi fait prendre conscience que je fais suis probablement partie de la dernière génération qui est déjà entrée dans une église et qui sait ce que sont un tabernacle, un calice et un ciboire.  Au Québec, ces mots sont devenus des sacres, des jurons dans le contexte où l’Église catholique était omniprésente et omnipotente jusque dans les années 1960.  Finalement, les pages de cet album sont joliment illustrées et les dessins de Jacques Goldstyn, bien rigolos.


Couverture et images trouvées sur le web

http://ennalit.canalblog.com/archives/2012/12/01/25318895.html
 

samedi 3 mai 2014

Caps d'acier et talons hauts

Auteur : Johanne Pronovost
Éditions : De Mortagne (2014)
Collection : Lime et citron
Nombre de pages : 344

Résumé : Après mes études, je me voyais déjà comme la plus grande designer en aménagement paysager de Montréal ! Bon, je vous l’accorde, je visais haut. J’ai frappé un mur, aussi… Malgré l’offre incroyable que me faisait ma directrice de stage, j’ai décidé de suivre mon beau Louis dans un trou perdu… en Outaouais !
 

Ah, l’amour, ce que ça peut nous pousser à faire…
 

Résultat : trois ans plus tard, je suis juste bonne à shaker des gallons de peinture dans un ProRéno pis à chialer contre ma vie plate.
 

Mais j’ai pas dit mon dernier mot ! Avec ma persuasion légendaire, je parviens à convaincre le boss de Louis de m’engager sur son projet, où je commence en bas de l’échelle, à clouer des planches de patio.
 

Maintenant, malgré que je respire le bonheur, mon chum, lui, n’est plus capable de me sentir. Pas question que j’accepte notre rupture si facilement ! Même si je dois dormir dans une tente, me laver sur le chantier et cruiser en caps d’acier, je vais réussir à le reconquérir.
 

D’ici la fin de l’été, Louis verra à quel point je suis exceptionnelle, parole d’Élizabeth Morin ! Mais qu’arrivera-il si mon charme ne fait pas effet sur la bonne personne ?

Mon avis

Ce roman de chick-lit québécoise est ma deuxième incursion dans ce genre littéraire (après le premier tome de La vie épicée de Charlotte Lavigne) et je dois dire qu'ici aussi, je n'ai pas été déçue.

Caps d'acier et talons hauts me fait irrésistiblement penser à la chanson Un air d'été de Pierre Bertrand - il ne faut pas y voir une référence péjorative.  Ce roman est parfait pour l'été et délicieusement léger.  Dans la grisaille de ce mois d'avril, il a été comme un rayon de soleil pour moi.

Contrairement à d'autres romans de chick-lit, celui-ci ne parle pas des amours multiples et tumultueuses de l'héroïne.  Élizabeth Morin vient d'être abandonnée par son copain Luc après avoir été ensemble pendant trois ans, alors qu'elle s'est engagée à travailler tout l'été sur le même chantier de rénovation que celui-ci.  Elle pense qu'elle sera à même de le reconquérir avant la fin des travaux... Les choses ne tourneront pas exactement comme elle l'avait souhaité.

J'ai beaucoup souri et même ri durant cette lecture.  Élizabeth est un brin gaffeuse, très déterminée, drôle à souhait et a un grand coeur.  La galerie de personnages secondaires qui l'accompagne, est particulièrement hilarante, comme Marco, un compagnon de travail avec ses accoutrements vestimentaires hallucinants ou la mère d'Élizabeth qui a une conception bien particulière du jeu de Scrabble.

Ce roman est donc très plaisant à lire, on ne s'ennuie pas une seconde, les chapitres qui le composent sont courts.  Même si Caps d'acier... est moins développé que La vie épicée..., il ne faut pas hésiter à le lire si on a envie de se faire plaisir et de s'amuser!  La chick-lit québécoise n'a rien à envier à celles de d'autres pays.  Et j'ai complètement craqué pour la couverture vintage du livre. 

Gemma en parle ici.
http://ennalit.canalblog.com/archives/2013/12/01/28338705.html
Couverture et résumé : éditions de Mortagne

dimanche 27 avril 2014

Le cercle des jeunes élues

Auteurs : Sara B. Elfgren et Mats Strandberg
Éditions : JC Lattès (2013)
Collection : Thrillers
Nombre de pages : 500 pages

Résumé : Engelsfors, une petite ville de Suède entourée de forêts immenses. À peine la rentrée des classes passée, un élève est retrouvé mort dans les toilettes du lycée. Tout le monde croit au suicide. Tout le monde, sauf elles.
 
Une nuit où la pleine lune luit d’une étrange couleur rouge, six jeunes filles sont mystérieusement attirées, malgré elles, vers l’ancien parc d’attraction. Dans cet endroit depuis longtemps désaffecté, une prophétie leur est révélée : elles sont les Élues, un groupe de sorcières, liées les unes aux autres par un pouvoir capable de repousser le Mal. Ensemble, elles vont devoir maîtriser cette étrange force et lutter contre une vieille malédiction. Désormais, rester unies est leur seule chance de survie. 

Mon avis :

J’ai été à la fois énormément touchée et captivée par ce roman.  Tout d’abord, il raconte l’histoire d’adolescents qui étudient dans un lycée dans une ville qui ne semble pas offrir beaucoup de débouchés sur l’avenir.  On se centre davantage sur six étudiantes, Minoo, Anna-Karin, Linnéa, Vanessa, Ida et Rebecka ainsi que sur un jeune homme, Élias.

Ce roman aborde avec beaucoup de vérité et de sensibilité les nombreux problèmes que vivent les adolescents : le suicide, le rejet, l’intimidation, le divorce, les troubles alimentaires, le mal-être, la popularité, l’amitié, l’alcool, les drogues, les réseaux sociaux, l’amour, l’argent.  Ça peut sembler rebutant à première vue, mais comme on plonge dans les pensées et les sentiments de ces adolescentes, on s’attache rapidement à elles.

L’intrigue entourant la mort de ces adolescents, la révélation de leurs pouvoirs surnaturels, sur la guerre qui pourrait avoir lieu à Engelsfors entre le bien et le mal, ne vient que pimenter le tout.  Sur les traces de ces jeunes filles qui enquêtent pour savoir qui a tué leurs amis, ce roman devient presque un thriller.  Les adolescentes sont forcées à devenir des alliées, malgré leurs différences et leurs antagonismes.  Elles sont laissées à elles-mêmes face à leurs pouvoirs et à leur mission, leur apprentissage se fait très lentement, leurs découvertes aussi.  Ce n’est pas du tout cuit dans le bec, c’est difficile, certaines semblent sans pouvoir, des questions sont laissées sans réponses comme dans la vraie vie.

Ce mélange littéraire est irrésistible.  Les héroïnes et leurs problèmes m’ont trotté longtemps dans la tête.  J'aurais voulu me précipiter sur la suite, si j’avais eu assez de patience pour la lire en anglais, je l’aurais fait.  Le roman semblait me dire : il faut parler de moi !   Alors, voilà, c'est fait!
 http://ennalit.canalblog.com/archives/challenge_petit_bac_2014/index.html
Couverture et résumé : JC Lattès

lundi 21 avril 2014

Crimes à la librairie

Auteur : Collectif
Éditions : Druide (2014)
Nombre de pages :  336

Résumé : Ils écrivent des polars. Des polars qu’on dévore. Et à la demande d’un lecteur passionné, Richard Migneault, ils se sont réunis autour d’un thème séduisant : crimes à la librairie.

Mario Bolduc, Camille Bouchard, Benoît Bouthillette, Chrystine Brouillet, Jacques Côté, Ariane Gélinas, André Jacques, Martine Latulippe, Geneviève Lefebvre, Florence Meney, Sylvain Meunier, Martin Michaud, Patrick Senécal, Johanne Seymour, Robert Soulières, Richard Ste-Marie.

Ces seize écrivains québécois de grand talent nous invitent dans autant de librairies. Leurs nouvelles nous permettent de découvrir leur style, leurs intrigues et leurs personnages : un tueur à gages littéraire, un homme qui détestait les livres, un général croate sanguinaire, un agent du FBI, une libraire incendiaire, un voleur d’incunables… Étonnement garanti !

LE MOTIF
 
Lieu de culture, d’échanges et de découvertes, la librairie n’est-elle pas le point de rencontre privilégié entre le livre, l’auteur et le lecteur? De son atmosphère feutrée émane une impression de calme, presque de recueillement. Un sentiment de paix tout à fait étranger à la violence. Ainsi, c’est tout un défi qui a été lancé aux seize auteurs des nouvelles de ce recueil : faire de la librairie, cet endroit généralement paisible, une véritable scène de crime. Ils ont donc, chacun à sa façon, dénaturé ce carrefour de tous les imaginaires en transformant chaque livre qui s’y trouve en témoin de l’énigme, du suspense, de l’insoutenable. Plusieurs se sont même permis de délicieuses touches d’humour. Parions qu’après avoir lu ce recueil vous ne verrez plus tout à fait votre librairie préférée du même oeil… 

Mon avis :

Richard Migneault, un amateur de polars et un blogueur, a eu la géniale idée de rassembler seize écrivains québécois autour du thème «crime à la librairie», ce qui a donné seize nouvelles policières, toutes différentes, mais du même excellent calibre, à dévorer immodérément si on est glouton, ou une, deux ou trois à la fois, si on aime lire ses nouvelles, comme on déguste une boîte de chocolats...  L'immense avantage de ce roman est donc de nous faire découvrir un aperçu de l'univers littéraire des différents auteurs et de nous donner le goût de poursuivre en s'immergeant complètement dans l'oeuvre de chacun.  Oh!  Il y en a un autre, celui de nous faire passer d'excellents moments de lecture.  Je le recommande donc à tous, oui, même à ceux qui n'aiment pas lire des nouvelles.

Blogue de Richard Migneault : Polar, noir et blanc.

http://ennalit.canalblog.com/archives/2013/12/01/28338705.html
Couverture et résumé : Druide

mercredi 26 mars 2014

Le cercle des confidentes tome 1

Tome 1 : Lady Megan
Auteure : Jennifer McGowan
Éditions : Milan (2013)
Collection : Macadam
Nombre de pages : 430

Résumé : Lady Megan est le premier tome de cette série très originale qu’est le Cercle des confidentes. Elles sont cinq.Cinq jeunes femmes aux talents extraordinaires. Cinq espionnes de la reine Élisabeth 1re d’Angleterre.  Elles sont ses yeux, ses oreilles. Chacune est unique. 

Voici l’histoire de la première d’entre elles, Lady Megan ! Ce 1er tome a pour personnage principal Meg Fellowes, 17 ans et voleuse désabusée. Elle rejoint un groupe d’espions féminins au service de la reine. Résoudre un meurtre, sauver la couronne et peut-être tomber amoureuse… de nombreux défis attendent notre héroïne !

Mon avis :

J'étais tellement enthousiasmée par ma lecture au départ que j'étais certaine que ce serait un coup de coeur.  Mais en chemin, je ne sais trop exactement pourquoi, cet enthousiasme s'est légèrement refroidi.

Ma lecture fut quand même extrêmement plaisante, car son sujet m’intéresse beaucoup, soit la vie à la Cour d’Angleterre sous le règne d’Élisabeth 1ere, qui fut une souveraine formidable et politicienne rusée et redoutable.  On y parle aussi de  la condition des femmes à travers à cette époque.  Malgré que ce soit un roman jeunesse, je trouve que l’aspect historique est assez bien rendu.  C’est aussi un très bon roman d’aventures, dès que l’on a accepté ses prémisses peu ordinaires, soit un cercle de jeunes femmes (adolescentes) espionnes agissant dans l’ombre de la reine pour la protéger.  

Ce que j’ai trouvé particulièrement bien rendu, c’est la vulnérabilité de ces jeunes filles et le fait qu’elles ne sont que des instruments dans les mains des conseillers de la reine.  Si elles ne leur sont plus utiles, car ne pouvant plus exécuter les missions demandées, ils peuvent s’en débarrasser tout simplement, comme on jette des objets.  Leur existence ne leur appartient pas et elles n’ont pas de vie privée : elles ne sont là que pour servir la reine et l’Angleterre (et souvent les intérêts particuliers de toutes les parties concernées).   Les intrigues politiques aussi sont bien décrites, la cour est un échiquier où les pions sont déplacés toujours en fonction d’un intérêt politique, souvent caché.  C’est aussi un panier de crabes où tous n’hésitent pas à s’écraser les uns les autres pour se faire remarquer de la reine, pour obtenir des richesses, des titres ou une fonction à la cour.  Il n’y a pas que les Anglais, mais aussi les membres des cours étrangères (espagnole).  Tout n’est qu’apparence et mensonge, tous sont des marionnettes manipulées par des hommes dans l’ombre.  Élisabeth est protestante, elle est jeune et célibataire, beaucoup aimerait la voir mariée.  Tout cela est objet de tractations, échanges, complots, manipulations, secrets, etc.  Élisabeth vient d’accéder au pouvoir après de longues années de réclusion et elle veut s’amuser, ce qui ne plaît pas à tout le monde.

J’ai adoré cette idée de ce cercle de jeunes filles choisies en fonction de leur talent particulier pour protéger la reine, espionner et déjouer des complots.  Elles doivent remplir des missions.  Megan est une jeune femme débrouillarde et décidée, une voleuse et une bonne comédienne.  Elle est indépendante et elle est lucide quand aux possibilités qui existent pour les femmes : elle n’a pas envie de s’encombrer d’un mari.  Quand elle est arrêtée et doit renoncer à sa liberté pour protéger ses amis comédiens, elle y rechigne et espère la retrouver le plus vite possible.  Elle n’est pas éblouie par les fastes de la cour et sait la précarité de la place qu’elle y occupe.  Elle reçoit une formation assez complète : les usages de la cour, combats, poisons, langues étrangères, politique, etc.  Elle doit jouer la comédie, apprendre à mentir et à manipuler aussi.

Même si elle est aux ordres des conseillers de la reine, Meg décide avec ses amies d’enquêter elles-mêmes sur la mort d’une précédente confidente.  Elle découvre des lettres compromettantes, des couloirs secrets et un possible complot catholique contre la reine.  Elle doit choisir entre sa loyauté envers ses amies et la reine et son devoir envers ses «employeurs».

Au niveau des «faiblesses» du roman, il y a un manque de précision et de réalisme au niveau des intrigues de la Cour et des missions confiées aux confidentes.  Mais il faut dire que l’auteure s’adresse à des adolescents, qui sont peut-être moins pointilleux que moi.  Aussi, j'ai trouvé qu'on passe beaucoup de temps dans les pensées de Meg, peut-être au détriment de l’action.

Mais somme toute, c'est un excellent roman d'aventures et historique, avec un sujet original et des héroïnes très fortes, dont Megan est la première à nous être présentée.  Je lirais la suite avec grand plaisir!

http://ennalit.canalblog.com/archives/2013/12/01/28338705.html 
Idée 22 :  une pièce d’un vêtement