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dimanche 20 avril 2014

Les oies sauvages

 (la photo vient d'ici)

 Parce qu'elles remplissent le ciel de leurs cris et de leurs ailes ces temps-ci, je partage avec vous les paroles de la très belle chanson «Les oies sauvages» du groupe Mes Aïeux :

Les oies sauvages

Elles arrivent au printemps
sur les ailes du vents,
par les routes de l'air.

Drôle de géométrie,
C'est un fil qui les lie,
Dans leur vol angulaire.

Tout unies à la chaîne
Derrière l'oie capitaine,
Qui connait le chemin.

Le nid originel,
la toundra, les appelle,
Et guide leurs instincts.

Tour à tour elles prendront,
la tête du peloton,
le temps d'une gouvernance.

Jusqu'au bout de leurs forces
elles bomberont le torse
pour que le groupe avance.

Une fois épuisée,
la place sera cédée
a un autre plus fort.

Et le chef volatile,
prend la queue de la file,
fier de tous ces efforts.

À chaque nouveau passage,
des volée d'oies sauvages
j'entend comme un appel;

Une voie qui me répète
que malgré les défaites
on a encore nos ailes.

Quelle belle leçon
que ces oiseaux nous font
obstinée et fidèle.

Faudra qu'on se console
et qu'ensemble on s'envole...
Dans les draps bleus du ciel.

Tiré de l'album À l'aube du printemps (2012)

lundi 3 février 2014

Une sorte d'église...

Parce que toutes les sortes de mots écrits me séduisent, voici les paroles d'une chanson, entendue hier soir à la télé, qui m'ont bouleversée et qui traduisent bien pour moi ce que devrait être l'amour :


Une sorte d'église 
par Daran

Je voulais pour nous deux bien mieux qu'une croyance
Alors je t'ai trouvé une sorte d'église
Dont les murs ne sont pas couverts de faïence, ni de marbre
Les vitraux je les brise, les piliers sont des arbres
 

 L'autel est un rocher tapissé de lichen
On n'y parle ni pardon ni péché
On n'y fait pas commerce de douleur et de peine
On n'y adore ni Dieu ni Diable
Mais la beauté des corps
Et le sort qui a mis ton amour dans mes veines

 
 Je nous veux sans frontière sans limite et sans loi
Je veux te respirer te vivre et vivre en toi
Et croire qu'avant nous tout ça n'existait pas

 
 Nous deux nous méritons bien plus haut qu'une voûte
Alors je t'ai trouvé une plaine sans routes
Sans autres limites que les points cardinaux
Et sans traces que celles de nos chevaux qui absorbent l'espace

 
Au sommet d'une colline, j'allume une flamme
Pour qu'on sache qu'un homme et une femme
Fêteront sous la lune la nuit de l'origine
Un sacrifice au bonheur de leurs âmes
Au futur de leurs fils
Ici les dieux d'adorent sans aucun artifice

 
Je nous veux sans frontière sans limite et sans loi
Je veux te respirer te vivre et vivre en toi
Et croire qu'avant nous tout ça n'existait pas… 

Extrait de l'album Pêcheurs de pierres (2003)